Rencontre avec Jean-Baptiste Miséréré

 Chaque étape livre sa vérité.

Qualifié pour les championnats de France de St-Yriex du 9 mai prochain, le tout jeune lutteur de Champforgeuil, Jean-Baptiste Miserere, peut désormais se concentrer sur son objectif.

Avec un papa entraîneur au club de Champforgeuil, Jean-Baptiste Miserere n’avait pas vraiment le choix. « C’est pour être avec lui que j’ai choisi de faire de la lutte à 5 ans » se souvient l’actuel pensionnaire du Pole France de Ceyrat près de Clermont. Et le futur espoir de la libre française a bien fait. Et son parcours prouve toute l’opiniâtreté de celui qui marche sur les pas d’un certain Steeve Guenot. « Les Jeux olympiques, ça fait toujours rêver » s’émerveille le champion de France cadet 2.

Jean-Ba’ est à peine plus âgé de 13 ans lorsqu’il passe avec succès les quatre jours de test à Font-Romeu pour intégrer le pole espoirs. Pas simple pourtant de quitter le cocon familial. « Le plus dur c’était de se refaire des copains. Avant, cela ne m’arrivait qu’en vacances » sourit le lutteur de 17 ans. Mais le gamin est tenace et présente déjà un caractère bien trempé. « J’étais très turbulent » reconnaît-il.

L’INSEP en 2017 ?

À Font-Romeu, Miserere s’éclate pendant deux années. Gravit les échelons un à un, se fixant chaque fois de nouvelles limites. « Il faut que j’atteigne mon objectif pour m’en fixer un autre » assure le lutteur. Très vite, il sent qu’il ne progresse plus. Et quand le Pole France de Ceyrat lui fait les yeux doux, il se dépêche de boucler ses valises. « Ceyrat, c’est la mecque du libre » atteste-t-il.

Il empile les titres de champions de France, minimes puis cadets. Désormais juniors « première année » précise-t-il, il se frotte aux cadors de la discipline qui lui passent en moyenne sept à huit ans. « Le must dans ma catégorie des 57 kg c’est le lutteur de Lyon Saint-Priest Zoheir El Ouarraque. J’ai combattu contre lui en fin d’année lors d’un stage. J’ai mesuré toute la différence qu’il existait encore entre lui et moi. Je sais que ce que j’ai à faire » soutient Jean-Baptiste Miserere.

Si le numéro 1 El Ouarraque semble encore hors de portée du jeune de Champforgeuil, en revanche, derrière l’intouchable Lyonnais, la porte s’entrouvre. Et Jean-Ba espère bien s’y engouffrer. « J’ai tiré le numéro 2 et perdu sur une erreur de ma part. J’ai beaucoup appris ce jour-là » raconte-t-il. « Actuellement, je suis au Pole France mais mon objectif, c’est l’INSEP après les JO. Aujourd’hui je me suis qualifié pour les France et je peux maintenant me concentrer sur mon futur objectif. Je fonctionne de cette manière. Dès que je franchis une étape, je me donne un objectif » conclut le futur expert en Assurances.

Article du JSL

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